Category Archives: Uncategorized

“Mise à nu”

Déshabiller, baiser, copuler, faire l’amour… J’ai pas mal entendu ces verbes et j’ai jamais pris le plaisir de savourer chacun d’eux avec quelqu’un et me soumettre totalement à son emprise. Comment se laisser dominer par l’autre et ressentir l’extase jusqu’à en perdre le souffle au moment de la folie charnelle. Mon intention n’est autre qu’être soumise totalement à mon autre moitié, retrouver la sensation unique de la baise. Etre “mise à nu”.

Désirs, passions, tendresses, caresses, tout ressentir pendant la baise, offrir tout son corps à un acte incontrolable en observant ébahi par la multitude d’émotions, de sentiments qui nous traversent… On devient impuissant face à cette faiblesse sensuelle qui engloutit nos deux corps. Mains attachées à la tête du lit, pieds liés mais écartés, allongé immobile, laissant quelqu’un décider de notre sort tout en recevant délicatement la passion corporelle. Position Munition, Nirvana ou basic Instinct, Etoile, Sphynx, demi-retourné, en l’air, je veux la totale.

Dominer… Oui, ce verbe me domine. (Rire), je fais beaucoup de recherches pour apprendre sur ce verbe lorqu’on fait l’amour en acceptant d’être complètement soumise… Se laisser dominer par l’autre, s’adonner à lui sans retenu, avoir une confiance aveugle à son partenaire pendant la copulation. Pour une fois, laisser la chance à l’autre de me chevaucher catégoriquement. Difficile à penser, à digérer et pourtant cette envie me fascine. Mise à nu n’est pas anodin, l’expérience pourrait être appétissante.

Assise devant la télé en regardant une deuxième fois “6 Underground” de Michael Bay avec Ryan Reynolds et d’autres acteurs bien connus… J’ai jamais aimé cet acteur et malgré mes critiques sur le film, j’ai pris le temps de le regarder une fois encore. Soudain, mon téléphone vibre et me prévient qu’un message vient d’être déposé… Je me pose la question “Qui pourrait bien me déranger en ce moment”… Effleurement de l’écran, touche” Whatsapp”, mon corps a perçu la puissance érotique des mots avant mon cerveau : J’ai envie de toi.

Des images envahissent mon esprit rapidement, mon corps frissonnait sous la puissance de cette phrase qui m’immobilise sur le canapé comme si on m’a prit en flagrant délit. Je ne savais quoi répondre, mes mains tremblaient de désirs… Plusieurs réponses remplissent mes pensées: “Dis-moi, dis-moi comment tu as envie de moi, dis ce que tu veux faire, raconte-moi ce que tu me fais”. Aurais-je le cran de l’appeler ou de lui répondre? C’est la question à 10 millions de dollars.

Je veux me laisser prendre, m’attacher au lit et faire toutes les choses inavouables du plaisir sexuel… Mais je continue à réfléchir car je voulais une chose bien précise. Être mise à nue où la peau de nos corps scintille jusqu’à l’extase infini. Se sentir impuissant de son charme et du plaisir charnel pendant toute une nuit tout en laissant déchainer sa pulsion animale.

Pénetrer chez moi comme un voleur, m’observer sous la douche, m’attacher au lit, bander mes yeux avec un foulard en soie et faire de moi son esclave sexuel. Sentir son artifice me pénétrer jusqu’aux entrailles, son poids sur mon corps, ses mains mouillés m’étranglant littéralement à l’éjaculation mutuelle. A chaque round, le sexe devient plus bestial, m’embrasser langoureusement comme si c’était la dernière fois et m’apprivoiser comme un animal domestique.

Faire augmenter la chaleur de nos corps dans la chambre, me démonter pièce par pièce comme un mécanicien reparant une voiture, délectant chaque parcelle de mon corps comme un yaourt glacé, suçant les différentes parties de mon corps comme on suce un os pour enlever la moëlle. Me faire vivre la passion, déclencher mon orage hormonal, m’adonner sans retenue, sans ombre et sans doute tout au long d’une nuit sans sommeil. Toutes ces douces propositions me laissent sans voix, puis-je être capable de lui dicter mes sales désirs? J’ai hésité à répondre mais la sensation que j’ai ressenti en pensant à ces actes augmentent mon envie.

Vouloir entendre sa voix me sursurrer des choses insensées à l’oreille, oui des paroles que seul un amant peut dire. Pour emballer mon coeur, des mots tendres ou franchement crus murmurrés au creux de l’oreille ou criés au moment de l’orgasme. S’aventurer sur le chemin de l’érotisme imaginatif, annoncer ébats avant de passer à l’acte, surprendre l’autre. Je veux me redécouvrir, incendier la couette et savourer bestialement une autre facette de l’amour.

Provoquer l’autre sur son terrain, oui je le veux bien. Alors à quoi bon avoir toutes ces idées et ne pas les mettre en pratique. Alors j’ai répondu ” moi aussi, j’ai envie de toi”… Et Rien n’a été conclu car le Corona virus continue de mettre une distance insoutenable entre nous. En gardant l’espoir qu’après ce confinement, ces désirs deviendront réels et nous savourons avec fougue cette passion qui nous unit durant une semaine de retrouvailles torrides.

Par Esther V. (Bibi toutan)

“Coeur brisé”

Ce matin, je parlais à une amie car elle avait mis une petite photo via son statut sur le coeur brisé… On a discuté un moment et elle m’a avoué qu’elle ne souhaite plus en souffrir. Dans nos échanges textuels, je lui ai dit la même chose puisqu’avoir le coeur brisé c’est la pire chose au monde. On perd le sourire, le sommeil, l’appétit et on souffre abondamment. Comme a écrit Thomas Merton “L’amour est notre vraie destinée. Nous ne trouvons pas le sens de la vie tout seul, il faut être deux pour y parvenir”. C’est une vérité mais quand l’autre nous brise le coeur, tout change.

Autrefois, je me donnais corps et âme à mes relations, j’aimais sans condition. Toujours prête à rendre l’autre heureux sans attendre rien en retour… Un jour, j’ai rencontré quelqu’un avec qui je me sentais heureuse et croyais avoir un avenir à ses côtés. Malheureusement pour lui c’était tout le contraire, il m’a brisé en mille morceaux. Je me suis donnée à fond dans cette relation et je l’aimais sans condition.

Laissez moi vous parler de ce triste moment et vous allez comprendre une partie de l’histoire… C’était un samedi soir dans les jardins du Kokoye Grill à Pétion-ville où nous avons eu notre premier rendez-vous, c’était très spécial. Vêtue d’un jeans bleu et d’un t-shirt noir et lui, d’une chemise jaune et un jeans noir, nous avons demandé la table du fond juste pour être plus près de la scène où un groupe jouait de la bonne musique haitienne. C’était un moment vraiment parfait pour un premier rendez-vous. On se jetait des regards complices et lui faisait son timide pour m’encourager à lui bombarder de questions.

Le serveur s’est approché et nous remis le menu ainsi que deux verres d’eau potable. Il a bu une bonne gorgée et moi, comme d’habitude je n’ai pas bu une goutte… J’ai commandé un jus de fraise accompagné d’une salade verte aux crevettes et lui, une bière suivi d’un plat de griot et de bananes… La nuit était à son apogée, les musiciens nous ont fait vivre un moment inimaginable. Après un long silence, nous avions entamé la conversation pour briser la glace en faisant des remarques sur le chanteur sexy. Ce fut notre premier rencard!

Parfois on se rencontrait dans ce resto après une journée de travail pour se parler. Mais notre coin tranquille, c’était à Boutilier et on se rendait assez souvent pour se retrouver dans le froid de la nuit où nous avons eu notre premier baiser. Je me sentais bien avec lui, il était passioné, attentionné… Mais le mot “Je t’aime” n’est pas facile à sortir de ma bouche si je le ressens pas profondément. Cette fois, c’est moi qui l’ai prononcé avant. Nous vivions chaque jour comme si c’était le dernier.

Quand je suis avec quelqu’un c’est de tout coeur et je fais tout pour garder la flamme au sein de ma relation. Faire souvent de petits cadeaux, créer des surprises, rendre l’autre heureux et confortable…. Comme le jour où j’ai loué une chambre d’hôtel, semée des pétales de roses sur le sol depuis l’entrée de la chambre, des bougies allumées, champagne, diner aux chandelles et du vin sur le lavabo dans la douche et la baignoire remplie d’eau parfumée, des fraises sur le rebord… Je voulais lui combler, lui gâter et lui montrer à quel point je suis dévouée à maintenir la flamme sensuelle dans notre couple.

Nous avions l’amour, la passion mais, je ne me suis pas rendue compte qu’il manquait la confiance. Oui, la confiance! Après une semaine de notre belle journée à l’hôtel, il fréquentait déjà d’autres femmes, me racontait des histoires comme si je ne le savais pas. Parti à l’étranger sans me laisser un mot, ne répond plus à mes messages comme s’il était devenu un fantôme. Il a complètement changé du jour au lendemain sans aucune raison valable comme si nous étions deux inconnus…

J’ai passé des nuits blanches à me balader dans la maison je me posais une seule question “qu’ai je fait pour mériter tout ça?”. J’ai perdu pied et je ne pouvais plus travailler. Tout mon monde s’est écroulé, je n’étais plus moi-même… Un soir, ma soeur m’est rentrée dedans dans le couloir et m’a dit qu’elle savait depuis une semaine que je dormais plus et m’a poussé à tout lui raconter… Après avoir tout lui expliqué, elle passait chaque nuit avec moi en m’aidant par tous les moyens à l’oublier… C’était en vain, ce con occupait mes pensées et il ne le méritait même pas. Un soir après sa sortie de boulot, ma soeur m’a acheté un pot de glace au chocolat et on a passé la nuit devant des films d’actions. Pourtant, elle n’aime pas ce genre de films, elle l’avait fait juste pour m’occuper l’esprit.

Après quelques semaines, ma soeur m’a exigé à lui demander des explications sur son comportement pour avoir le coeur net et passer à autre chose. Je lui ai laissé un message pour une petite réunion et il s’est enfin daigné de montrer sa tronche… Il était venu, avec un sourire aux lèvres comme s’il viendrait à une fête. On a parlé pendant un moment, ce con m’a raconté qu’il me soupconnait d’aimer encore mon ex. J’ai tellement rigolé, je lui ai fixé et secoué ma tête car je voulais lui péter la gueule avec rage.

Malgré ses mensonges, ses moqueries, je me suis retenue… Comment pourrais-je aimer mon ex et m’adonner à 100% dans mon autre relation pour la préserver jusqu’à faire des folies amoureuses? Il n’a pas trouvé de mot en marmonnant, hésitait à me répondre. Ma soeur lui a dit ses quatre vérités et il s’excusait tout en souhaitant me réconquérir… Je brulais de colère à l’intérieur avec une folle envie de lui clouer le bec mais je m’abstenais. Au cours de la conversation, il a reçu un message de sa nouvelle copine et il cachait son écran pour m’éviter de voir le prénom. C’était trop tard, j’ai tout vu.

Cette nuit-là, il faisait semblant d’avoir du regret et moi, je connais trop bien le comportement humain pour me laisser berner une deuxième fois. Je lui ai dit une seule chose “Kochon pa konn manje bonbon se nan tè sa woule”. Je lui ai demandé de partir car il n’est plus le bienvenu chez moi et continuer à m’oublier comme il l’a déjà fait. Sans raison, une personne qu’on a aimé, offert son coeur et l’a brisé juste par plaisir. Pourquoi? Je ne sais toujours pas. Depuis cette année là, il a tout chamboulé dans ma vie.

Un an passé, il m’a appelé pour me demander de revenir dans sa vie qu’il s’était rendu compte de son erreur et si je suis prête à tout recommencer à zéro. Il a le culot de me demander une chose pareille, même s’il était le seul être vivant sur terre, je mourrai seule… Parfois, on trouve la bonne personne avec qui on aurait pu avoir la meilleure vie mais, pour une raison infantile, on la perd et on passe tout le reste de sa vie à le regretter. Comme dit Shakespeare, il ne faut point se fier à celui qui une fois a violé sa parole. L’amour n’est pas compliqué, il est beau, honnête c’est l’homme qui le rend difficile et problématique. Je choisis de ne plus avoir le coeur en mille morceaux et vous qui laissez quelqu’un piétiner votre amour-propre, que voulez vous réellement?

Beaucoup de personnes ne croient plus en l’amour, le vrai. Nous vivons dans une société où nous faisons critiquer parfois sur notre physique ou notre façon de faire. J’ai l’impression que plus on avance dans le temps, pire ça devient. Un amour sincère ne s’arrête jamais, il connaitra des hauts et des bas mais s’il est pur et authentique, il ne mourra jamais. Selon Lao Tseu Être aimé profondément nous donne de la force, alors qu’aimer profondément nous donne du courage.

Avoir le coeur brisé n’est pas chose facile et si on aime réellement une personne, on croit au fond de son coeur que c’est sa carte chance, il faut se battre pour la garder. Et si on ne l’aime pas, on doit éviter de lui faire souffrir… Il n’y a rien de plus beau que l’amour. Soyez comme Gemma et son mari, comme Jude- Berlin J et Esther G. pour ne citer que ceux-là. Prenez soin de la personne que vous aimez et soyez attentifs à ses desirs.

Par Esther V. (Bibi toutan)

“Carte chance”

Quand on aime, on fait des choses bizarres, on commet l’irréparable pour la personne qu’on aime. Mais, avoir sa carte chance, c’est être avec quelqu’un qui vous respecte, qui s’est apprécié vos défauts et vos qualités… Cette personne qui sera là pour t’épauler quelque soient les problèmes et qui vous aimera par dessus tout. Celle avec qui on sentira bien dans sa peau, qui vous fera rire et qui séchera vos larmes.

Dans ma vie, j’ai fait beaucoup d’erreurs mais l’aimer est de loin la meilleure chose que j’ai fait sur terre, ce sentiment qui me réchauffe malgré ce climat glacial peut importe ce qui m’arrivera demain je ne cesserai jamais de l’aimer. J’ai besoin de son regard pour exister, de ses lèvres pour ressentir, d’entendre sa voix pour qu’elle résonne des heures dans ma tête, de le voir régulièrement pour ne pas souffrir. Sans aucun doute c’est ma carte chance!

Celle ou celui qui partage votre vie, vous comble de bonheur, vous traite comme un roi, une reine, qui s’occupe des enfants. Malgré des années ensemble, votre moitié continue à vous regarder tendrement et amoureusement… Vous avez votre carte chance! On est jamais assez fort tout seul pour surmonter les difficultés de la vie, mais de qui vous avez besoin à vos côtés pour vous épauler. Je le dis et c’est une pure vérité… J’ai rencontré différentes personnes dans ma vie et leurs histoires étaient vraiment passionnantes.

Un collègue qui s’appelle Gemma est mariée à un homme qu’elle appelle souvent son roi, un homme selon elle, qui le comble quotidiennement et elle ne se plaint jamais. Ils ont eu 3 enfants. D’après ce que m’a raconté Gemma, cet homme lui considère toujours comme sa reine, il l’aime davantage et ne rate aucune occasion pour lui démontrer à quel point il est fou amoureux d’elle. Oui, elle a sa carte chance. A chaque fois, que je lis les messages de Gemma pour son mari, je me dis wow, l’amour existe et il y a encore des haitiens qui savent aimer… Euh oui!

Je vais continuer à vous montrer que l’amour existe et c’est à nous de le construire… Samuel est quelqu’un que j’ai rencontré à mon boulot, on travaille ensemble dans la même unité. Il a vécu des moments difficiles avec sa partenaire avec qui, il a eu une fillette aussi jolie et pleine de gaieté. Leur situation familiale était compliquée, il voulait offrir une vie meilleure à sa fille mais il ne savait quoi faire… Samuel a eu beaucoup de relations sans importance, il butinait mais sans aucun but.

Un jour, il m’a raconté l’histoire et je lui ai posé la simple question: Que veux-tu? Et il m’a répondu “offrir un foyer à ma fille”. Il aimait toujours la jeune fille qu’il a rencontré depuis son jeune âge, qui lui a donné une fillette adorable. Et il a décidé de reconcilier avec elle et envoie ballader toutes les autres. L’amour, ça existe, il suffit de reconnaitre ou de rencontrer la bonne personne et avec elle, on construit une vraie relation comme celle de Samuel et sa partenaire de jeunesse.

Je ne vais pas vous dire que je suis la bonne personne car je me consacre à ma relation. Et bien non, je ne le suis pas. J’ai commis des erreurs, j’ai douté, j’ai abandonné. Enfin, j’ai trouvé ma carte chance… Mon filleul m’a raconté dernièrement comment sa petite amie l’a humilié, trompé en amenant un autre à leur domicile et couchait avec lui… C’était douloureux d’entendre ce qu’une fille peut faire subir à un homme amoureux qui a tout laissé pour être avec elle. C’est offensant, triste et pénible. Oui, la vie est injuste et malgré son infidélité, son manque de respect, il lui a tout pardonné. Vous savez pourquoi? Parce qu’il est amoureux.

Quand on retrouve sa carte chance, on veut tout faire avec elle, surmonter les pires moments de la vie, prêt à tout pour garder ce précieux diamant. S’aimer c’est accepter ses defauts, ses qualités, ses joies, ses peines. Etre capable de l’épauler sans attendre rien en retour, l’aimer sans condition. Je disais toujours que le vrai amour se trouve dans les films et séries, mais, écouter Gemma parler de son foyer et Samuel qui a changé ses habitudes pour fonder une famille… Je crois que l’amour existe, il suffit de trouver la bonne personne.

Je sais que les sentiments sont importants, quelques fois ils sont discrets. On se découvre un sentiment qui va tout changer, je me souviens bien ce que jai resenti le jour où j’ai rencontré ma carte chance, c’est le sentiment que je ressens en cet instant, la certitude que c’est l’amour de ma vie, mon tout. Que c’est mon avenir et j’ai confiance en ce sentiment nettement en tout ce que j’ai connu avant. Si vous doutez de vos sentiments et vous pensiez qu’il n’y a pas le moindre avenir pour cette relation, il faut s’arrêter. L’amour n’est pas compliqué quand on trouve l’autre moitié, on le sait.

Par Esther V. (Bibi toutan)

“Confinée chez moi, toi, t’habites mon esprit”

La vie est drôle et parfois amusante, je m’en souviens qu’on me disait que rester chez soi n’aboutira à rien et aujourd’hui on nous demande de rester à la maison pour sauver des milliers de vie… Tout ceci ne m’effraie pas et pourtant cette solitude augmente mes désirs charnels, j’ai envie de te prendre dans mes bras, te cajoler et t’offrir mon tout… Ton odeur, la douceur de ta peau si douce sur la mienne, la saveur de tes douces lèvres, tout ça me manque tellement.

Je donnerai tout ce que j’ai pour te toucher juste une seconde. Comment rester chez moi sans toi à mes côtés, comment rester chez moi sans pouvoir t’embrasser et traverser séparément cette épreuve. Tu désires venir me voir mais, je ne peux pas t’accueillir. Ce confinement aurait dû nous prendre ensemble sous le même toit. Des mauvaises nouvelles par ci par là et je ne cesse de penser à toi rien que toi… Sans toi à mes côtés, mon esprit erre dans la nuit.Comment peux-tu me manquer à ce point?

Je dors presque plus, je mange peu, le stress m’envahit mais si t’étais avec moi je pourrai le surmonter vaillamment. Ce dimanche matin, Je me réveille fatiguée, bizarre et déboussolée. Je fais les cent pas dans le couloir de la maison, je réfléchis à ce qu’aurait été ma vie il y a un an… Tu m’as parlé de mariage, oui, nous vivrons pour toujours… Et ce que je veux aujourd’hui c’est juste un ami, un amant, un confident. J’ai besoin de toi pour te confier mes pires craintes, mes drôles de rêves et mes envies… C’est pas trop fun au phone ou sur whatsapp. Tu habites totalement mon coeur et mes pensées.

Tout devient inespéré. La souffrance d’être aussi loin de toi est intenable, je la ressens au plus profond de mon corps. Certaines photo font hurler de rire, d’autres m font pleurer. Je ne maitrise rien car ton absence m’engloutit petit à petit. Je sais ce que je vais endurer dans les prochains jours, quel supplice! La sollitude sera mon lot à chaque instant, ce confinement me sort par les yeux. Le monde est en train de changer, le virus est notre ennemi commun difficile à vaincre. Mais, je veux rester positif juste pour t’embrasser encore une fois et te sentir de nouveau en moi.

Ce dimanche 29 mars 2020 ne ressemble à aucun jour, il est si triste, sombre malgré le soleil qui brille. Tout le monde s’attend à une bonne nouvelle (le corona virus est vaincu)… Malheureusement ce foutu virus continue de nous empoisonner ici et ailleurs, il n’y a aucune issue, personne n’est épargnée. Je peux veiller sur ma mère car elle habite avec moi et nous sommes confinées ensemble mais, toi où es-tu? Que manges-tu? Tu es seul chez toi dans une sombre maison, t’as personne à qui parler si ce n’est par téléphone. Mon esprit habite chez toi car je ne cesse de m’imaginer avec toi mon amour.

Au téléphone, nous passons notre journée entière à se parler, s’admirer et même faire l’amour… Ca ne suffit pas, je te veux avec moi en ce moment stressant. Ta mauvaise humeur, ton entêtement me manquent tellement. Promets moi que notre amour grandira davantage, que nous deux c’est pour la vie. Moi, je ne peux pas te promettre une vie en rose, mais je te promets d’être toujours présente à tes côtés et de te supporter. Je me demande combien de mois allons-nous rester en confinement… C’est ma plus grande question pour l’instant. Et si je me souviens bien, tu es dans mes pensées, dans mes rêves, tu m’habites mon ange. Confinée chez moi et pourtant mon esprit demeure chez toi.

Maillot bleu, jeans bleu foncé, c’est comme ça t’étais habillé la dernière fois qu’on s’est vu. Tu voulais pas prendre ton avion, tu voulais rester avec moi E… Et je t’ai encouragé à y aller dans l’espoir de te revoir dans dix jours. Aujourd’hui je donnerai tout pour remonter à ce jour précis où tu me disais qu’on va se revoir pour le carnaval et ça fait déjà un mois depuis que t’es rentré et le virus nous met tous en confinement. Pour toi je peux tout faire, détacher mon esprit de mon corps, je sais que je ne pourrai pas te toucher mais, au moins je pourrai te voir tous les jours… Tu m’as appris de nouveau à faire confiance aux autres, avec toi, je sais qui je suis réellement. Tu me manques énormément en ce temps de crise! Le jour où nous serons de nouveau ensemble face à face, la terre tremblera de joie car nous saccagerons le monde d’amour.

Par Esther V. (Bibi toutan)

“Corona virus, y’a t-il de l’espoir pour nous”

Aujourd’hui 22 mars 2020, je ressens un stress intense, je me sens inconfortable et frustrée. Dans la solitude de ma chambre, je prend le temps de réfléchir sur l’avenir, sur notre condition de vie. Après avoir surmonté des difficultés dans ma jeunesse, je crois que le pire reste à venir. Le virus fait rage dans de nombreux pays et en Haiti, on ne sait pas combien de cas testés positifs… Nous vivons en plein cauchemar.

Je reçois divers messages pour respecter les règles d’hygiène, se laver les mains, éviter tout contact avec d’autres personnes. Je savais bien longtemps que je ne représentais rien devant la grandeur de la nature mais aujourd’hui, je ressens cette impuissance comme la bombe qui a détruit l’Hirochima il y’a des années.

Des motos circulaient à longueur de journée comme si le Corona n’est pas une menace, des groupes de personnes discutant tout en rigolant sur le discours du président Jovenel. Est ce que nous sommes ignorants à un tel point pour exposer notre propre santé à une maladie mortelle? Ou croire que le virus n’est pas réellement au sein de notre pays. Mais, vu notre niveau d’incrédulité, je peux souligner que nous sommes pas prêts à combattre cette pandémie en respectant les mesures imposées par le gouvernement haitien.

Je ne veux pas penser que ce virus ravage le monde, j’ai l’espoir qu’un jour on trouvera un remède pour déraciner ce drôle de poison. Mais, quand? Je ne sais pas. Je me sens perdue, tout n’est pas clair, je ne sais qui croire, quoi penser… Les infos sont-elles réelles? Quelles sont exactement les perspectives de nos chères autorités? Oui, le président s’est adressé à la nation, le pays est en confinement (phase 2). Le marché noir, le citron se vend à 3 pour 50 gourdes, le prix du sac de riz augmente davantage ainsi que les autres produits de première nécessité… Rien n’est respecté, tout le monde se livre à soi-même.

Ceux qui ont la possibilité économique ont dévalisé les supermarchés de la capitale mais d’autres ne savent quoi faire face à une telle situation. Je connais des gens vivant dans une seule pièce ne possédant rien, comment feront-ils? Quatre personnes habitant dans une petite chambre… Et si le nombre de contaminés augmentent, quelles autres alternatives auront-elles? Monsieur le président nous sommes penchés vers une catastrophe humanitaire sévère.

Des gens vivant dans des zones reculées ne savent même pas s’il y’a une pandémie dans le monde, ils tiennent leur même mode de vie sans aucune précaution… Combien de cas positifs seront confirmés par le MSPP dans deux semaines? Avec ce virus, notre durée de vie diminue et personne n’est épargnée. 200 lits pour près de 12 millions d’habitants, vous êtes sérieux chers dirigeants. A cause de votre irresponsabilité, chaque haitien risque à 100% d’attraper ce virus. Oui, les règles d’hygiène peuvent être respectées à la lettre mais, notre fonctionnement, nos moyens de transport ne sont pas convenables.

Je prends conscience du risque d’attraper rapidement ce virus et vous, vous pensez que les mesures sont appropriées pour lutter contre cette maladie qui tue 800 personnes en 24 h en Italie. Vous refusez de rester chez vous… Passer un mois chez soi ou l’éternité sous terre, quel est votre choix? Nous devons prendre conscience de notre entêtement, suivre les règles d’hygiène et pour une fois, appliquez les conseils du gouvernement pour éviter toute propagation.

C’est vrai, la solitude fait peur, la faim peut nous détruire dans les prochains jours… Dommage chers amis, nous ne pouvons rien faire car notre petit pays ne produit rien, tout est importé. C’est le début de la souffrance et nous devons éviter de paniquer. Je crois que la majorité d’entre nous va mourir de faim avant d’attraper ce virus, je suis désolée mais c’est la triste vérité. Monsieur le président, nous sommes des morts ambulants, y-a t’il de l’espoir pour nous?

Par Esther V. ( Bibi toutan)

“Ma peur bleue”

Je me suis réveillée, la musique à fond, je vais sur le balcon de ma chambre… De l’autre côté, je vois une petite fille (petite et belle) avec deux mèches longues autour du visage, je lui envoies un baiser de la main et elle me le rend en retour, je ris tout en la regardant s’en aller. Souriante en fredonnant les paroles d’une chanson que j’aime tellement (Ayiti, manman)… Tout d’un coup le souvenir du rêve que j’ai fait la veille m’est soudainement revenu, je ressens mon coeur battre à une vitesse folle, mon esprit divague et je me sens perdue.

Debout devant la rambarde, je voulais me concentrer sur les choses positives de la journée, mais en vain. Je voulais bouger mais ce maudit souvenir me rend immobile, j’étais sous emprise émotionnelle… Tu m’as appelé à maintes reprises, je voyais sonner le téléphone et pourtant, j’étais incapable de répondre ni de t’écrire… Je suis déboussolée.

Je me rend à la cuisine pour préparer la nourriture car ma mère était occupée… Le couteau à la main, je nettoie la viande, je ne prête attention à aucun détail jusqu’au moment où ma cousine m’a touché et m’a dit “tu saignes Bibie, qu’est ce qui ne va pas?” Je regarde ma main, le sang dégoulinant par terre, je ne ressens rien comme si je suis sous anesthésie. Je perds pied parce que ce j’ai vu dans ce rêve m’a complètement atteint.

Je voulais parler à mes frères et soeurs, les expliquer mais comment leur raconter une chose aussi atroce que je ne peux même pas supporter. Ma grande soeur (L.V) trop émotionnelle, mon grand frère (H.V) trop réservé qui ne parle pas souvent même s’il va mal et ma petite soeur (K.V) toujours prête à pleurer. Je me sens surpassée, chamboulée, déstabilisée… Je tremble, je transpire, mon coeur s’emballe.

Depuis le début de cette semaine, je ne rêve que de ça, pourquoi? Est-ce une mise en garde ou ce rêve signifie autre chose? Croyez moi, je ne sais plus quoi penser… On dit que tout est noir et blanc, ce n’est pas vrai, il y a bien des couleurs. Mais, quand la tristesse nous envahit, tout devient noir. Je résiste à mes émotions, je perds l’appétit, je ne peux plus manger, ni parler de ce qui me ravage profondément à quelqu’un. J’ai prié ce matin pour demander à Dieu de me pardonner et de nous épargner une si grande tristesse.

Maintenant je sais ce qu’une personne peut ressentir quand elle perd quelqu’un de si proche mais pour moi, c’était dans mon rêve. Je ne suis pas un modèle si Dieu m’épargne une si rude épreuve, croyez moi, c’est juste une faveur. Je n’ai jamais pensé à une chose pareille et ce matin là, je ressentis une peur bleue… Je comprends ce que Kerby A., Linoue (Quisqueya), Emmanuela Mercedes Massena Masse (MJSAC), Keisha Y. Siméus et d’autres qui ont souffert de la perte de leur maman. Je sais combien c’est difficile de surmonter ce moment douloureux puisqu’on perd une partie de soi à ce moment là.

Le deuil d’un parent si dévoué, qui a pris soin de toi lorsque tout allait mal, qui a été humilié, trahit, blessé pour t’inculquer les notions importantes de la vie, oui, c’est triste. C’est une étape difficile qui laissera chacun de nous transformé pour toujours. Moi, que rien ne touche aussi profondément et pourtant un rêve m’a brisée émotionnellement et physiquement. On dit souvent que la mort fait partie de la vie, je ne pourrai jamais accepter une perte aussi atroce. Certains d’entre vous ont déjà passé par là, d’autres comme moi ont la chance d’avoir leur maman à leur côté, je vous exhorte à prendre soin d’elle et de lui montrer à quel point que vous l’aimez.

P.S: Tu fais toujours partie de ma vie, je peux être une conne parfois mais, mon amour pour toi est si profonde et grande… Je t’aime plus que ma propre vie. Pour toi, je suis prête à tout… Tu es mon ange gardien, ma joie, ma tristesse, sans toi, ma vie n’aura pas autant de couleur. Je préfère les vêtements noirs et toi, tu m’achètes ceux avec des couleurs vives… Je n’ai jamais pris de temps pour acheter des robes, des souliers mais toi, tu me les achètes. Je t’aime, je t’adore et ça c’est une pure vérité.

Par Esther V. (Bibi toutan)

“Ma souffrance perpétuelle”

Je me suis réveillée ce matin, je devrais sortir pour travailler et passer la journée en plein soleil mais le plan a changé, je suis restée dans mon lit douillet. Je ne peux pas m’apitoyer sur mon sort, mais je peux changer l’avenir. Autrefois, c’était difficile de faire ce que j’avais envie puisque je manquais de possibilités et aujourd’hui je peux non seulement vivre ma vie mais je peux également laisser libre choix à mes fils… Oui, à mes fils.

J’ai grandi et je suis devenue adulte…Personne ne peut me dire quoi faire, ne peut me dicter la marche à suivre parce que je vivrai comme je l’entends et non pour faire plaisir aux autres. Je passe des nuits entières à travailler sur différents projets pour atteindre un but bien déterminé afin que mes fils aient une trace à suivre sans pour autant s’écarter de leurs propres objectifs.

Je me souviens de 2004 comme si c’était hier… Le pays était en guerre, le président Aristide vient d’être balancé du pouvoir, des civils armés ont fait la loi pendant un long moment. Si le pays subissait ces désagréments, le mien ne faisait que commencer. C’est facile de juger une personne quand elle atteint une partie de son objectif mais difficile de connaitre les difficultés qu’elle a surmonté pour arriver là où elle est maintenant. J’ai été humiliée, blessée, maltraitée malgré tout j’ai gardé espoir. Tout le monde dit que je suis forte, euh oui, je le suis à cause des épreuves que j’ai surmontées pour arriver jusqu’ici… Tu ne me connais pas et arrêtes de comparer notre mode de vie, on est différent.

je n’oublie jamais d’où je viens et pourquoi je me préserve parfois de certaines choses… J’ai connu la douleur, l’humiliation, la haine, la peur. Comme dit le dicton ce qui nous tue pas nous rend plus fort. Ah, oui, je deviens plus forte physiquement et mentalement. Rien ne peut m’écarter de mes objectifs car j’ai connu des moments dans ma vie qui m’ont complètement déstabilisés. Je vois ces passages douloureux comme une chance de m’entrainer à devenir plus forte, j’ai acquérit plus de sagesse et de clarté que je peux utiliser lorsque les problèmes deviendront plus durs.

Allongée sur ce lit d’hôtel, tout m’est revenu comme un rappel. De 2004-2009, j’étais biaisée, je perdais pied et ce dimanche 8 mars 2020, tous ces sentiments, ces horreurs me remontent à l’esprit comme si c’était hier. J’entends encore sa voix dans ma tête, je ressens encore son regard sur moi à chaque pas que je fais dans l’allée. Euh, oui, j’ai vécu avec le diable pendant 5 ans et il ne m’a pas brisée. A cette époque de ma vie tout était noire et la noiceur a pris place dans mon coeur.

Ce soir, où j’ai vu ma mère par terre en train de vider toutes les larmes de son corps, ce fut la nuit la plus triste de ma vie. De grosses etendues d’eaux sortaient de ses yeux, la douleur qui ravageait son coeur cette nuit là était atroce, même le vent a pleuré, tout était sombre et mes entrailles se brisaient, je me sentais impuissante. Ce fut le signal ultime. Moi, mes soeurs et frères devrions faire quelque chose mais c’était impossible, nous n’avions pas le moyen et tout le monde était contre nous. Nous étions livrés à nous-mêmes…

Ce que j’ai vécu, je dois me battre pour éviter que mes fils subissent le même sort c’est la raison pour laquelle je travaille dure pour qu’ils aient une meilleure vie que moi. Ils doivent vivre librement, aimer sans condition et être généreux. Je veux les inculquer la notion même de la sagesse, je veux qu’ils soient meilleurs que moi. J’ai essayé d’oublier et d’agir comme mes frères et soeurs, malheureusement, rien ne change. A chaque fois que je la vois ou l’entends, tous mes douloureux souvenirs reviennent et mon coeur s’endurcit. C’est pas la peur car depuis bien longtemps je n’ai plus peur de rien c’est tout simplement la haine.

Je me demande comment un humain peut malraiter un autre… Pourquoi? Je ne me rabaisse jamais devant personne mais je respecte tout le monde. J’ai plusieurs visages, j’utilise chacun à la façon dont on me traite. Personne ne sait vraiment qui je suis et je préfère continuer comme ça. Quelqu’un m’a dit un jour, comment je peux traverser toutes ces obstacles et offrir de l’amour sans condition à quelqu’un. C’est vrai, il connait un peu mon histoire mais, tout ce que je fais, je le fais avec sincérité et c’est pourquoi je souffre toujours.

Ma souffrance est grande, mon amertume est profonde. Je suis une solitaire, j’aime rester seule, loin des gens. Depuis mon enfance, j’avais l’habitude de jouer toute seule enfermée dans une chambre et aujourd’hui, je me sens mieux quand je suis seule… J’aimerais que mes fils s’épanouissent davantage, qu’ils n’héritent pas de mes habitudes. Ils auront une belle vie et je ferai en sorte de les apprendre à profiter de la vie. J’ai surmonté d’énormes difficultés pour être ici et mes blessures sont toujours ouvertes… C’est difficile de guérir de certains maux.

L’humiliation est un état émotionnel négatif qui laisse une profonde trace en chacun de nous. Sentir que nous manquons de valeur, que nous sommes médiocres et que, quoi que nous fassions, nous serons considérés comme ridicules, est une croix que nous pouvons traîner derrière nous pendant longtemps. Ma souffrance est perpétuelle et personne ne peut l’enlever car elle fait partie de moi. Je peux sourire, ressentir de l’amour mais au fond de moi, je suis ravagée et ma haine est immense.

Par Esther V. (Bibi toutan)

“Pour toi, je survivrai”

Je n’ai jamais pensé un jour que je pourrais être désorientée, frustrée et troublée, mais ce que je vis au quotidien me terrasse à un point que je perds le contrôle de ma propre vie. Certains d’entre vous se sentent impuissants face à une situation pareille et d’autres qui n’arrivent plus à s’adapter s’enfuient loin de ce sol maudit. Si vous êtes haitiens, vous savez bien de quoi je parle car votre durée de vie ne réduit qu’à 24 heures… Oh oui, si on sort, on risque le kidnapping et pire de se faire tuer.

Je ressens la peur jusqu’au fond de moi, mes os craquent, mes dents se resserrent et j’ai plus de sensation. Je me sens en même temps énervée de ne pas pouvoir vivre paisiblement dans mon pays. Chaque jour qui passe la terreur augmente et personne ne fait rien, ne dit rien. Nous sommes livrés à nous-mêmes. Les autorités se concentrent essentiellement sur des choses non importantes pour la population en laissant le peuple dans cette misère continue.

Lorsque tu m’as appelée en appel vidéo, je n’ai pas eu envie de te parler, je me sentais biaisée mais, tu as pensé que je ne voulais pas te parler. On a eu une bonne 14 février et c’était parfait et aujourd’hui, je n’arrive pas à me concentrer sur toi, beaucoup de choses me traversent l’esprit au quotidien. Ce fut long et difficile de t’avouer ce qui me traverse réellement, ma vie ne brille plus. Ma voix s’élance et puis résiste, la fierté succombe et se blesse.

Je sais que tu comprends et que tu me pardonnes de m’être éloignée de toi, tu me manques aussi… Je suis désolée du mauvais traitement que je t’ai infligé ces derniers jours mais sois à ma place et tu sauras ce qui me déraisonne. Je t’ai porté cette nouvelle, je t’ai tout dit, je m’y résigne… Je n’ai besoin que de toi pour me sentir mieux, je veux que ta voix résonne dans ma tête. Je ne souhaite ne pas vivre mais je veux revoir ton si beau visage. Je crois que la mort est le seul lieu qui convienne à mon corps trop triste, il faut encor que j’existe, je ne peux pas quitter tes yeux.

On a toujours l’illusion qu’on contrôle ce qui arrive, rien ne nous semble définitif. Ce que je veux? Je ne sais pas, mais je ne veux pas perdre cet amour merveilleux, cette passion qui existe entre nous. Tu es la plus belle personne que j’ai rencontré de toute ma vie, tu me rends meilleure et je veux te garder pour toujours avec moi. Ma réalité est différente de la tienne car on vit dans deux endroits différents et n’oublies pas que je ne pourrais jamais cesser de t’aimer.

Je sais ce que tu penses et pourtant je m’accroche tant bien que mal à notre amour et c’est grâce à ça que je tiens le coup… J’aurais voulu te dire comme je me sentais abîmée, que j’existais sans vivre vraiment, j’étais vide comme un tonneau. J’ai dégluti et je te dis que tout va bien, c’était plus facile. Comme disait l’autre, les roses sont devenues noires, le soleil ne brille plus maintenant. Les oiseaux ont perdu espoir et arrêtent de chanter depuis longtemps. Je déteste mes journées où je n’ai plus envie de rien. Ces journées où mon optimiste est partit aussi loin que le bonheur… Dans mon pays, ma patrie, on peut pas rêver d’un lendemain meilleur parce que ça empire de jour en jour. C’est trop triste!

Je veux pas lâcher prise, je me bâts pour survivre afin d’admirer une nouvelle fois ton beau sourire. Tu es la personne qui me tient en vie, sans toi, je serai perdue dans le néant. Tu es ma joie de vivre, ma folie, ma paix! Je veux vivre que pour toi car avec toi, mes jours sont meilleurs et pleins de soleil même en plein hiver. A chaque fois que je veux abandonner, je ferme les yeux et je te vois sourire, là je reprends du courage pour subsister. On dit toujours que l’amour rend aveugle, mais notre amour m’aide à tenir le coup. Pour toi, je défierai n’importe quel obstacle et je survivrai car tu es ma seule raison de vivre.

Par E.V. (Bibi toutan)

Du chocolat au plaisir!

Fatiguée, je suis rentrée chez moi après une journée difficile et stressante… Le cas de kidnapping augmente ainsi que mon stress dans ce foutu pays. Je ne m’attendais pas à te voir ce jour là (14 février), tu m’as surpris en risquant ta vie dans un pays où l’insécurité fait rage… Te voici, allongé sur le lit, coeur joyeux et impatient de me voir franchir le seuil de ma chambre. Dans le sillage de ton parfum généreux se mêlent les odeurs aromatiques des bougies allumées sur le lit et sur le sol… Ma chambre était lumineuse comme un sapin de noël.

Sincèrement je n’ai jamais pensé que tu seras à la capitale pour fêter cette journée consacrée à l’amour avec moi… Tu m’as surpris! Je ne savais quoi dire car t’étais là me préparant la surprise de toute ma vie. En poussant la porte, lorsque t’as crié “Chérie, enlèves tes chaussures”, j’ai réalisé la beauté de ma chambre avec ses diverses bougies, des pétales de rose étalées sur le sol et un joli coeur sur le lit entourant une bouteille de champagne et deux verres accompagnés de deux bougies. D’un seul coup je ne ressens plus la fatigue, mes yeux brillent, le battement de mon coeur augmente, je me sens gâtée.

D’habitude je n’aime pas fêter cette dâte mais toi, tu l’as marqué à vie… Des fraises, du chocolat blanc, de la crême… Tout ça sur mon bureau décoré comme une table garnie, tu m’as fait perdre la tête une ènième fois. Depuis que je suis née, personne ne m’a jamais fait une telle surprise mais, toi, t’as mis le parquet. Tu m’as traité comme une reine et t’as pris soin de moi comme un bébé nouvellement né. Ce 14 février 2020, j’ai appris une autre facette de toi, tu m’as montré ce qu’on peut faire quand on donne une chance à ce petit mot ” AMOUR”. Le plus important c’est de reprendre notre ébat sexuel là où nous avons arrêté la semaine dernière… Bain de mousse nous avons passé plus d’une demi heure à s’embrasser, à batifoler dans la baignoire.

Quelques minutes après, allongés par terre sur les pétales, nous conjuguons l’alphabet en latin… Arrosée de champagne, j’implore ma ration de plaisir. Tu râles, je gémis, mon visage bascule en abandonnant complètement mon corps à un tel désir. Ta mine abandonnée chavire, tes lèvres mouillées s’entrouvent, affamées… Ton coprs si chaud et doux ondule sous mes caresses. Je te bouffe… Tu laisses couler sur moi le chocolat et la crème… Des petites fraises déposées sur mon corps et t’as pris un instant pour me garder jusqu’à m’attendre susurrer “Prends moi”.

Tu souris, tu dégustes patiemment les petits délices… Tes paumes fermes malaxent une fesse pour mieux dévoiler mes orifices qui suintent de cette champagne qui t’affole. Avec delicatesse, tu passes ta langue pour savourer ma douce friandise. Avec les paroles de la chanson” My All” de Mariah Carey en boucle, nos corps fusionnent à l’unisson, nous avons atteint l’extrême orgasme. En cette nuit, nous avons remplit les vides, étancher notre soif et rassasier notre faim. Nos regards se croisèrent, se mêlèrent. Et le sol se déroba sous nos corps. Ma peau se couvrit de chair de poule à chaque moment où tu me léchas pour savourer la douceur sucrée sur mon corps.

Le rythme augmente, nos corps en demandent davantage… Me donnant la main pour m’aider à me relever, tu me plaques contre le placard marron de ma chambre. C’est violent, brutal, passionné, animal. T’es dans mon dos, nos mains déposées au même endroit sur le placard. Bombances de saccades entre nos reins. Le bois encaisse bien, en craquant, mais il encaisse parfaitement bien en s’ajoutant au concert de nos chuintements. On se resserre. Des mouvements rapides et intenses, le placard est vraiment mis à contribution. Mieux que le sol, il nous renvoie un peu de notre fougue.

Ma quenelle perle d’une champagne salé. Tu m’as huilée et tu te pointes à l’entrée de mon four chaud et brillant. Palpitant et suave ton bâton gonflé d’orgeat plonge dans ma chair sucrée. Ce 14 février là, nous avons voyagé au rythme de nos désirs comme on découvre tout d’un coup l’etendue d’un pays pas à pas les yeux grand ouvert. Notre vie sexuelle épanouie et gourmande rendit notre couple encore plus amoureux, encore plus uni et plus fort. Comme deux doux et heureux obsédés. Nous sommes complémentaires!

Tu as mieux appris ta partition et la pratique a été spéciale et magique. J’ai cru plusieurs fois que je ne pourrais pas reprendre mon souffle. Pour conclure, un ultime gémissement long et puissant. Je comprends finalement le cliché “à couper le souffle” car tu m’as coupé le souffle. La nuit était si douce et apétissante. Et le sommeil nous est venu rapidement.

Après ce merveilleux moment, ce dimanche matin 16 février, tu es rentré chez toi… Et tu me manques. Tu commences à me manquer avant même que notre dernier baiser soit terminé. Je veux seulement que tu saches que je suis avec toi. Mon amour, ta beauté irradie de ton âme. Je me souviens de cette journée où tu es venu et m’as fait l’amour sans mot, je n’ai jamais laissé personne m’avoir, laissé personne me prendre, me ravager comme je te l’ai permis. Tu m’as donné un si beau cadeau, l’autre moitié de moi-même… Tu me fais entière. Et j’aime la façon que tu me fais me sentir.

Par Esther V. (Bibi toutan)

” Ma petite culotte toujours mouillée”

Depuis un certain temps, je ne fête plus la Saint-Valentin, je n’ai jamais eu l’occasion de te déguster en même temps que du chocolat. Recevoir des fleurs, des peluches avec du coeur, du chocolat… Un moment pour certains de montrer que quelqu’un pense à eux mais, pour d’autres c’est une fête comme les autres. Pour moi, célebrer la Saint-Valentin, c’est de passer une journée au lit avec toi tout en délectant ton corps chaud et suave.

Comme d’habitude, nous célébrons toute une semaine la Saint-Valentin, nous blablatons au téléphone, nous sextons pour embellir nos journées… Notre semaine commence super bien cette année… Avant-hier au téléphone, lors de l’appel vidéo (toi en classe et moi au travail), tu t’es entrouvert ta chemise et moi j’admirais ta succulente peau toute noire et si sensuelle. Incapables de faire le moindre bruit, nous commençons par une dégustation occulaire, nous avons laissé parler nos yeux tout en mordillant délicatement nos lèvres.

Nous nous sommes longuement fixés, des petits sourires à l’infini et des regards doux… Nous dégustons amoureusement cet instant magique. Je te chuchotes des petits mot doux et toi, tu me murmures des paroles sensuelles à en perdre la tête. Nous apprécions ce tendre moment comme des petits matins frais quand à peine une brise se fait sentir. Nos esprits commencent à s’imaginer des scénarios érotiques.

Je me vois sur un bateau en plein hiver, je me défis de ma chemise, de mon pantalon et j’ai envoyé tout cela balader par dessus bord y compris mon string minimal et mon soutien-gorge de fine dentelle. Je m’agenouille devant toi offrant mon coprs nu à une pneumonie certaine et moi délectant gentiment ton extrémité. Puis d’une main autoritaire, tu me plaques sur le bord en me chevauchant comme un fou.

Ta main droite remonte doucement mon dos, mon flanc, pour s’égarer sur mon sein, je te sens dur comme du bois d’ébène. Ce moment intense nous fait rugir comme deux lions affamés à la recherche de proies. Mes mains chaudes se joignent à tes mains moites, nos corps s’illuminent sous le soleil de plomb qui survole le haut bateau et nous s’adonnons à coeur ouvert sans aucun retenu.

La chaleur augmente, tes mains accaparent le rebord du bateau et je ressens craquer le cuir mâle sous mon corps. Pupilles dilatés, des sueurs dégoulinant à grosses gouttes, coprs chauds et humides, ondulation désordonnée des cheveux… Nous avons pris avec ardeur nos pieds. L’innocence et la passion mêlées… Les yeux fermés, l’air électrisé, nos lèvres humides. J’en perds le souffle. Tu m’étreins et je te serre, c’est une danse latine entre amoureux qui n’ont plus que l’amour et le désir entre eux.

Nous avons changé de position pour entamer notre deuxième round, je te bouscule sur le lit et j’admire ce délicieux chocolat. Je regarde avec délicatesse ton corps, mon envie augmente, je suis ton unique convive, oh mon Dieu, je vais te dévorer. Tu m’offres ton art culinaire et moi en tant que fin gourmet, je vais te déguster… Regardant tendrement chaque parcelle de ton coprs et ton soldat au garde à vous, je m’apprête à m’allonger sur toi… Rire

Un collègue a fait irruption dans mon bureau. Sursautée… j’ai laissé tomber le téléphone par terre et j’ai souri bêtement… Notre moment magique a pris brusquement fin ce jour là. C’est à cet instant que je me rends compte que j’étais assise dans mon bureau et toi à l’autre bout du monde. Appel vidéo terminé, nous avons repris nos programmes de la journée, aucun de nous deux n’a été satisfait… La seule chose, nos ébats érotiques continueront réellement le 14 février prochain.

Dossier à suivre…

Par Esther V. (Bibi toutan)